Les Centres Référents de la région :

Hôpital Pierre Wertheimer
Service de neuropsychiatrie de l'enfant
59 Boulevard Pinel - 69394 Lyon cedex 03
Responsable: Dr Olivier Revol
Tel: 04 72 35 74 57/04 72 35 75 94 

Hôpital Femme Mère Enfant

Escale, Service de rééducation pédiatrique

59, Boulevard Pinel - 69677 Bron cedex

Chef de service Dr Isabelle Poirot

Responsable de l'unité du centre de référence pour les troubles des apprentissages Dr Sibylle Gonzalez

Tel: 04 27 85 50 27

Hôpital Femme Mère Enfant
Service d'exploration fonctionnelle-ORL

59, Boulevard Pinel - 69677 Bron cedex
Responsables: Dr Hung THAI VAN et Dr Isabelle Soares
Tel: 04 72 11 05 03 

Hôpital Femme Mère Enfant
Hôpital Femme Mère EnfantService de neurologie pédiatrique
59, Boulevard Pinel - 69677 Bron cedex
Responsable: Pr Vincent des Portes
Tel: 04 27 85 53 81 le lundi de 17 a19h30 et le mercredi de 15 a 17h.

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Association gérant le réseau dys/10 (plus d'info en cliquant sur l'image)

Quand faut-il s'interroger

à propos d'un retard de langage ?

 

Il faut s'inquiéter si l'enfant est silencieux la première année de sa vie et s'il n'a pas d'activité d'échange, de pré-conversation (regard, posture, mimiques, sourire, gestes comme par exemple la désignation par l'index pointé).

Si l'enfant à l'âge de 18 mois ne dit pas de mots qui ont une signification (papa, maman, boire, donne…).

 

Si à 24 mois, il ne dit pas de phrases significatives de 2, 3 ou 4 mots (toto maman - pour aller en voiture).

 

Si à l'âge de 3 ans, il a une parole inintelligible ou hors du contexte. Que seuls les membres de sa famille le comprennent.

 

S'il ne pose pas de questions : Pourquoi ? C'est quoi ?….

 

Si l'enfant n'utilise pas le langage pour communiquer ou uniquement par une succession de sons ou de mots qui n'ont pas de liens avec la réalité. Il est incapable d'exprimer des demandes spécifiques contrairement aux autres enfants qui souvent demandent la poursuite de la communication et des explications afin d'enrichir leur vocabulaire.

 

Si l'enfant semble ne pas comprendre ce qu'on lui dit, à moins que la demande ne soit accompagnée de gestes.

1er interlocuteur : l'orthophoniste

 

Dès lors qu'un parent s'inquiète du développement langagier de son enfant, il convient de consulter un spécialiste du langage : l'orthophoniste.

En premier lieu, l'orthophoniste va effectuer un bilan de langage ; ce bilan ne vous engage pas, il est consultatif. Il permet à l'orthophoniste de donner un avis sur la communication de votre enfant, sur un plan quantitatif et qualitatif.

Le diagnostic établi pourra vous rassurer par rapport à vos interrogations ou confirmer la nécessité d’une prise en charge orthophonique. Contrairement à une idée très répandue, un bilan peut s'effectuer avant l'âge de quatre ans. Chez le très jeune enfant (avant trois ans), l'orthophoniste a un rôle de prévention et son intervention prend la forme d'une éducation précoce et guidance parentale: conseils pratiques et entretiens avec l'enfant et ses parents ou sa famille d’accueil.

Après trois ans, une rééducation individuelle peut s'envisager.

 

Le bilan se déroule de la façon suivante : 

 

  1. entretien préalable avec la famille : il permet de tracer l'histoire de l'enfant, la suspicion des troubles, leur évolution, le développement général de l'enfant, l'existence éventuelle d'antécédents familiaux...

  2. épreuves du bilan : (en présence ou non de la famille, en fonction de l'âge de l'enfant et des habitudes du praticien).

 

Seront administrées, des épreuves de compréhension lexicale et syntaxique, des épreuves d'expression en distinguant l'articulation, la phonologie et le langage (syntaxe, vocabulaire, etc.).

D'autres capacités seront également explorées : rétention auditive et visuelle, discrimination auditive, conscience phonologique, organisation spatiale, repérage temporel, etc. A l'issue du bilan, la nature des difficultés, le degré de sévérité des troubles, les éléments recueillis au cours de l'entretien, permettront à l'orthophoniste d'établir un diagnostic de retard de parole-langage (trouble fonctionnel) ou de dysphasie (trouble structurel).

 

Il ne sera pas toujours possible de poser clairement un diagnostic dès le premier bilan. Si tel est le cas, il sera proposé : 

 

  1. soit une rééducation sur un temps donné (environ 6 mois) ; un second bilan de contrôle, au terme de ces séances, permettra de préciser les observations premières. L’orthophoniste pourra alors réaliser d’autres tests neuro-psychologiques afin d’affiner le diagnostic

  2. soit une consultation chez un médecin spécialisé (médecin de rééducation, neuro-pédiatre, médecin compétent en neuropsychologie) pour des exam ens complémentaires.Une rééducation va s'organiser au terme du bilan, quand elle est jugée nécessaire.

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Il est parfois conseillé d’envisager des examens complémentaires avec bilans psychologique et psychomoteur, afin d’envisager le projet thérapeutique le mieux adapté pour une prise en charge globale. Un bilan ORL est souvent plus que conseillé également, afin d'être sûr que la personne entende correctement.

 

Données pratiques :

Le bilan orthophonique est effectué par l'orthophoniste elle-même, sur prescription médicale.

Il convient donc de consulter préalablement votre médecin, afin qu'il établisse l'ordonnance du bilan.

Le bilan dure en moyenne 1 heure/1 heure30. Il coûte 56,88 Euros (honoraires conventionnés) et est remboursé à hauteur

de 60% par la caisse d'assurance maladie et 40% par la mutuelle.

L’acte est pris en charge à 100% pour les familles bénéficiant de la CMU. Des facilités peuvent être accordées par les caisses

pour vos déplacements au cabinet de l’orthophoniste

Contrairement aux séances de rééducation, le bilan ne nécessite pas l'accord préalable de la sécurité sociale.

 

Le psychologue clinicien ou le pédopsychiatre

 

Lors d’un diagnostic de dysphasie, le psychologue intervient au sein de l’équipe pluridisciplinaire pour évaluer la présence ou non de troubles du comportement et/ou de la personnalité, mais aussi pour rechercher les difficultés psychiques éventuelles pouvant entraver le développement de l’enfant ou son adhésion à la rééducation.
 

Quand l’enfant est porteur d’une dysphasie, et à certains moments de sa vie, un travail psychothérapique peut être réalisé pour soulager certaines de ces souffrances.

 

Cette indication paraît surtout nécessaire :

 

- Si l’enfant ou l’adolescent en manifeste la demande,

- S’il présente des symptômes témoignant de cette souffrance tels que: anxiété, tristesse, inhibition, phobies, troubles du sommeil, troubles sphinctériens, troubles relationnels, tics, compulsions de répétition, etc...


Cette forme de travail qui nécessite un réel investissement, n'est vraiment utile que lorsque la famille et l’enfant sont prêts et disponibles, à la fois sur le plan pratique et psychique.
Comme les autres suivis, cet accompagnement apporte des bienfaits, même légers, dans les premiers mois ; dans le cas contraire, ou si les séances sont mal vécues par l’enfant, il convient de s'attarder sur les raisons de cette absence d'évolution et sur la relation entre le professionnel et l’enfant


D'autre part, les parents peuvent également tirer bénéfice d’un suivi psychologique pour eux-mêmes. Le psychologue les aide alors à cheminer dans l’acceptation de la différence de leur enfant, de ses difficultés, du parcours de soin auquel ils participent, et à soulager la culpabilité souvent présente. En faisant le « deuil de l’enfant parfait », ils peuvent avoir plus de joies avec leur enfant, être fier de lui sans lui demander de correspondre à un idéal trop exigeant. 


Ce suivi, en apportant de la détente aux parents, permet aussi d’éviter la cristallisation de toute la famille autour du trouble. 
 

Interview de Brigitte Bernion, 
psychlogue clinicienne, psychothérapeute, psychanalyste, membre adhérent à la SPP (Société psychanalytique de Paris), membre de la SEPEA (Société Européenne pour la Psychanalyse de l 'Enfant et de l'Adolescent).
Son modèle de référence est la psychanalyse.

 

​​Enfin, de plus en plus, la psychomotricité est recommandée afin d'améliorer les relations aux autres, à son corps... (plus d'information dans la partie "prise en charge")

 

En pratique : où s'adresser pour un diagnostic complet dans le Rhône :

Souvent le bilan orthophonique fait part d'une suspicion de dysphasie. Que faire ensuite ?

 

Plusieurs pistes sont envisageables :

 

  • faire des bilans en libéral  : bilan ORL, bilan psychomoteur, bilan psychométrique. Mais également parfois EEG (Electro Encephalogramme) chez le neurologue, et bilan psycho-affectif. Le diagnostic de dyphasie étant un diagnostique d'exclusion, la démarche est assez longue. Si l'évolution n'est pas favorable, ou que le diagnostic est plus complexe, il peut être nécessaire de passer par réseau de professionnels, regroupant des professionnels qui travaillent en équipe.

  • passer par le Réseau Dys/10 : nous avons la chance sur Lyon d'avoir un réseau de professionnels libéraux qui se sont spécialisés dans le dépistage notamment des troubles dys. Ce réseau apporte un regard croisé sur l'enfant, et offre une coordination pour son parcours de soin. En alternative au réseau Dys/10, il y a également les CMP, CMPP, CAMPS et SESSAD, ceux-ci étant plus ou moins compétents pour les diagnostiques de dysphasie.

  • Passer par le Centre de Référence des Troubles des Apprentissages situé à l’Hôpital Femme Mère Enfant à Bron

Dans tous les cas, il ne faut pas attendre le diagnostic pour commencer les prises en charge ! En effet, d'après les sondages, le diagnostic est le plus souvent posé autour de 6 à 7 ans. Mais plus la prise en charge est précoce, mieux c'est pour l'enfant !

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